La série de l’eau remplace les coupes classique.

Elle symbolise le côté émotif dans notre vie et a un caractère un peu “féminin”, plus réceptif que celui du Feu, lui étant plus “masculin” et entreprenant.

Si les cartes ne s’affichent pas, un clique droit “ouvrir l’image dans un nouvel onglet” est possible.

Retrouvez ici l’article sur le tarot Osho : Le monde merveilleux des cartes – le Osho Zen Tarot

L’As : Suivre le courant

Lorsque je dis : “devenez eau” je veux dire devenez un flux, ne soyez pas stagnant, bougez, bougez-vous comme de l’eau.
Lao Tzu à dit : “La voie du Tao est une voie fluide, elle se déplace comme l’eau”. Quel est le mouvement de l’eau ? Ou celui d’une rivière ? Le mouvement a quelques belles choses à son sujet. Premièrement, il se déplace toujours vers la profondeur, il recherche toujours la terre la plus basse. Il est non ambitieux ; il n’aspire jamais à être le premier, il veut être le dernier. Rappelez-vous, Jésus à dit : “Les derniers ici seront les premiers dans mon royaume de Dieu”. Il parle de la voie fluide du Tao ; sans la nommée, il parlait d’elle.
Soyez les derniers, soyez non ambitieux. Ambition veut dire aller vers le haut. L’eau descend, elle recherche la terre la plus basse, elle veut être une non entité. Elle ne veut pas se déclarer unique, exceptionnelle, extraordinaire. Elle n’entretient aucun ego.

Commentaire :

La silhouette sur cette carte est complètement détendue et à l’aise dans l’eau, se laissant aller avec le courant. Le personnage a maîtrisé l’art d’être passif et réceptif sans être terne ni somnolent. Il est simplement disponible aux courants de la vie, sans jamais penser ni dire : “Je n’aime pas cela” ou “Je préfère aller dans l’autre direction”.
À chaque moment de la vie nous avons le choix d’entrer dans les eaux de la vie et de se laisser porter par le courant ou d’essayer de nager à contre-courant.
Lorsque cette carte apparaît dans un tirage, elle indique que désormais, vous êtes à même d’aller avec le courant, confiant en la vie qui vous soutient dans votre détente et vous emmène exactement là où elle veut que vous alliez. Permettez à ce sentiment de confiance et de relaxation de croître de plus en plus, tout se passe exactement comme il le faut.

Le Roi de l'Eau : La guérison

Vous portez vos blessures. Du fait de votre ego, votre être tout entier est une blessure et vous la portez partout où vous allez. Personne ne cherche à vous blesser, personne n’est dans l’attente de vous faire du mal, chacun est occupé à protéger ses propres blessures. Qui aurait assez d’énergie ? Mais cela arrive tout de même parce que vous êtes tellement prêt à être blessé, tellement prêt, dans l’attente des coups.
Vous ne pouvez pas toucher l’homme de Tao. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a personne pour être touché. Il n’y a aucune blessure. Il est sain, guéri, entier. Le terme anglais “whole” – “entier” est très beau et le mot “heal” – “guérir” ainsi que le mot “holy” – “saint” ont la même racine, “whole”. L’homme de Tao est entier, sain et saint.
Soyez conscients de votre blessure. Ne l’aider pas à croître, laissez-la se guérir et elle ne sera guérie que lorsque vous irez à sa racine. Moins votre mental interviendra, plus vite votre blessure guérira, sans mental, pas de blessure. Vivez une vie sans tête. Allez et acceptez les choses comme elles sont.
Pendant vingt-quatre heures seulement, essayez – une acceptation totale, quoi qu’il arrive. Quelqu’un vous insulte, acceptez le, ne réagissez pas et voyez ce qui se passe. Soudain vous éprouverez un flot de vitalité que vous n’aviez jamais ressentie auparavant.

Commentaire :

Voici venu le temps où les blessures du passé, profondément cachées, remontent à la surface prêtes et disponibles à la guérison.
La figure de cette carte est nue, vulnérable, ouverte au contact affectueux de l’existence. L’aura autour de son corps est pleine de lumière et la qualité de détente, de sollicitude et d’amour qui l’entoure dissolvent son agressivité et sa souffrance. Des lotus de lumière apparaissent sur son corps physique et autour du corps éthérique, dont les guérisseurs disent qu’il nous enveloppe tous. Dans chacune de ces couches subtiles apparaît un cristal ou schéma guérisseur.
Lorsque nous sommes sous l’influence guérissante du Roi de l’Eau, nous ne nous cachons plus de nous-mêmes ni des autres. Dans cette attitude d’ouverture et d’acceptation, nous pouvons être guéris et également aider d’autres à être en bonne santé et à trouver la plénitude.

La Reine de l'Eau : La réceptivité

L’écoute est l’un des secrets fondamentaux pour entrer dans le temple de Dieu. Écouter veut dire être passif. Écouter veut dire vous oublier complètement – alors seulement pouvez-vous écouter.
Lorsque vous écouter attentivement quelqu’un, vous vous oubliez. Si vous ne pouvez pas vous oublier, vous n’écouter jamais. Si vous êtes trop conscient de vous-même, vous prétendez simplement que vous écoutez – vous n’écoutez pas. Vous pouvez acquiescer, vous pouvez quelquefois dire oui et non – mais vous n’êtes pas dans l’écoute.
Lorsque vous êtes dans l’écoute, vous devenez un passage, une passivité, une réceptivité, une matrice. Vous devenez féminin et pour se réaliser l’on doit devenir féminin. Vous ne pouvez pas atteindre Dieu à la manière d’envahisseurs agressifs, de conquérants. Vous pouvez atteindre Dieu seulement… ou il serait même mieux de dire “Dieu peut vous trouver” seulement lorsque vous êtes réceptif, une réceptivité féminine.
Lorsque vous devenez yin, une réceptivité, une porte est ouverte et vous attendez. Écouter est l’art de devenir passif.

Commentaire :

La réceptivité est l’attribut du féminin, les qualités réceptives de l’eau et des émotions. Ses bras sont étendus vers le haut pour recevoir, elle est complètement immergée dans l’eau. Elle n’a pas de tête, pas de mental bourdonnant et agressif pour empêcher sa pure réceptivité. Et à mesure qu’elle se remplie, débordante, elle se vide continuellement pour recevoir davantage.
Le lotus, symbole matriciel, qui émerge d’elle représente l’harmonie parfaite de l’univers, harmonie qui se révèle lorsque nous sommes en résonance avec elle. La Reine de l’Eau ouvre un temps sans limites, de gratitude envers tout ce que la vie apporte sans expectative ni demande. Ni le devoir, le mérite ou la récompense n’ont d’importance. La sensibilité, l’intuition et la compassion sont les qualités qui brillent maintenant, dissolvant tous les obstacles qui nous maintiennent séparés les uns des autres et du Tout.

Le Cavalier de l'Eau : La confiance

Ne gaspillez pas votre vie pour ce qui va être emporté. Faites confiance à la vie. Si vous faites confiance, alors seulement vous pouvez lâcher votre savoir, alors seulement vous pouvez mettre votre mental de côté et avec la confiance, quelque chose d’immense s’ouvre. Alors cette vie n’est plus une vie ordinaire, elle devient pleine de Dieu, débordante !
Lorsque le cœur est innocent et que les murs ont disparu, vous êtes relié à l’infini. Et vous n’êtes pas trompés. Il n’y a rien qui peut vous être retiré. Ce qui peut vous être retiré n’est pas intéressant à garder et ce qui ne peut pas vous être retiré… pourquoi devriez-vous avoir peur que cela le soit ? Cela ne peut pas vous être retiré, il n’y a aucune possibilité. Vous ne pouvez pas perdre votre vrai trésor…..

Commentaire :

Le moment est maintenant venu d’être un sauteur de saut à l’élastique sans élastique ! Et c’est cette qualité de confiance absolue, sans réserve ni filet de sécurité secret, que le cavalier de l’Eau nous demande. Il y a un tel sentiment d’allégresse si nous pouvons faire le saut et entrer dans l’inconnu, même si l’idée nous effraie à mort.
Et lorsque nous élevons la confiance au niveau d’un saut quantique, nous ne faisons aucun plan ou préparation élaborée. Nous ne disons pas : “bon, je sais ce que je vais faire maintenant, je vais organiser mes affaires, boucler ma valise et la prendre avec moi”. Non, nous sautons simplement, avec à peine une pensée pour ce qui se passera ensuite. Le saut est ce qui importe et le frisson qui va avec lors de la chute libre dans le vide.
La carte nous donne ici un éclairage, sous-entendu, sur ce qui nous attend de l’autre côté – un accueil doux, savoureusement rose, des pétales de roses… savoureux non ? Alors venez !

Le Valet de l'Eau : La compréhension

Vous êtes hors de prison, hors de la cage, vous pouvez ouvrir vos ailes, le ciel entier vous est offert. Le soleil, la lune et toutes les étoiles vous appartiennent. Vous pouvez disparaître dans le bleu de l’au-delà…
Cesser simplement de vous agripper à cette cage, sortez de la cage et le ciel entier vous est offert. Déployez vos ailes et volez vers le soleil comme un aigle. Dans le ciel intérieur, dans le monde intérieur, la liberté est la valeur suprême – le reste est secondaire, même la béatitude, même l’extase. Il y a des milliers de fleurs, innombrables même, pourtant, elles ne fleurissent que dans un climat de liberté.

Commentaire :

L’oiseau peint sur cette carte regarde vers l’extérieur de ce qui semble être une cage. Il n’y a aucune porte et effectivement les barreaux disparaissent. Les barreaux étaient une illusion et ce petit oiseau est appelé par la grâce, la liberté et l’encouragement des autres. Il étend ses ailes, s’apprête à prendre son envol pour la toute première fois.
L’aube d’une nouvelle compréhension – que la cage a toujours été ouverte et le ciel a toujours été disponible à notre exploration – peut nous porter à nous sentir quelque peu incertain au début. C’est naturel et normal de se sentir incertain, mais ne laissez pas cela ombrager l’opportunité d’expérimenter la légèreté du cœur et l’aventure qui vont de pair avec l’incertitude.
Acceptez la douceur du moment qui se présente. Sentez le frémissement des ailes en vous.

Déployez vos ailes et soyez libre !

L'amitié

Avant tout, méditez, soyez heureux, ainsi beaucoup d’amour adviendra de lui-même. Alors, être avec d’autres est beau et être seul est également beau. Alors c’est simple. Vous ne dépendez de personne d’autre et vous ne rendez pas les autres dépendants de vous.
C’est alors toujours une amitié, une affection, cela ne devient jamais un attachement, c’est toujours une relation. Vous êtes en relation, mais vous ne créez pas de mariage. Le mariage est issu de la crainte, la relation est issue de l’amour. Vous êtes en relation, aussi longtemps que les choses se passent admirablement, vous partagez et si vous voyez que le moment est venu de vous séparer parce que vos chemins se séparent à ce carrefour, vous vous dites au revoir avec une grande gratitude pour tout ce que l’autre a été pour vous, pour toutes les joies et tous les plaisirs et tous les beaux moments que vous avez partagés ensemble. Sans déchirement, sans souffrance, vous vous séparez simplement.

Commentaire :

Les branches de ces deux arbres fleuris s’entremêlent et leurs fleurs tombées sur le sol se mélangent en de belles couleurs. C’est comme si le ciel et la terre étaient reliés par un pont d’amour.
Pourtant ils se tiennent dans leur individualité, chacun enraciné au sol avec ses propres connexions à la terre. De cette façon ils représentent l’essence d’authentiques amis, mûrs, à l’aise l’un avec l’autre, naturels. Il n’y a aucune insistance dans leur connexion, aucun besoin, aucun désir de changer l’autre. Cette carte indique une aptitude à entrer dans cette qualité de l’amitié. Au passage, vous pourrez noter que vous n’êtes plus intéressé par les drames et romances dans lesquels d’autres sont engagés. Ce n’est pas une perte.
C’est la naissance d’une qualité plus élevée, plus affectueuse, soutenue par la plénitude de l’expérience. C’est la naissance d’un amour qui est vraiment in-conditionnel, sans attente ni exigence.

La fête

La vie est un moment à célébrer, à apprécier. Faites-en un jeu, une célébration et vous entrerez alors dans le temple. Le temple n’est pas pour les rabat-joie, il n’a jamais été pour eux.
Regardez la vie – voyez-vous de la tristesse quelque part ? Avez-vous jamais vu un arbre déprimé ? Avez-vous vu un oiseau pétri d’inquiétude ? Avez-vous vu un animal névrosé ? Non, la vie n’est pas comme cela, pas du tout. Seul l’homme a quelque part mal tourné et il a quelque part mal tourné parce qu’il se pense être très sage, très savant. Votre savoir est votre maladie.
Ne soyez pas trop savant. Rappelez-vous toujours de vous arrêter, n’allez pas jusqu’aux limites. Un peu de sottise et un peu de sagesse est bon et le bon dosage fait de vous un bouddha…

Commentaire :

Ces trois femmes dansant dans le vent et la pluie nous rappellent que le besoin de célébrer ne dépend jamais des circonstances extérieures.
Nul besoin d’attendre des vacances spéciales ou une occasion formelle ni un jour ensoleillé et sans nuages.
La véritable célébration émerge d’une joie qui est d’abord éprouvée profondément à l’intérieur et qui se répand en un débordement de chansons, de danses et de rires. Hé oui, même en larmes de gratitude.
Lorsque vous choisissez cette carte, elle indique que vous devenez de plus en plus disponible et ouvert aux multiples occasions de célébrer la vie et de la propager par contagion autour de vous. Ne vous tracassez pas à programmer une soirée sur votre agenda. Dénouez vos cheveux, enlevez vos chaussures et sautez dans les flaques d’eau dès cet instant.
La fête est partout autour de vous à chaque instant !

L’introspection

Se tourner vers l’intérieur n’est pas une rotation du tout. Aller vers l’intérieur ce n’est pas aller quelque part.
Se tourner vers l’intérieur signifie simplement que vous avez poursuivi ce désir, celui là, et vous avez couru et couru encore, que vous vous êtes heurté encore et encore à la frustration. Que chaque désir apporte la misère, qu’il n’y a aucun accomplissement par le désir. Que vous n’arrivez nulle part, que le contentement est impossible.
Voyant cette vérité, que courir après les désirs ne vous mène nulle part, vous vous arrêtez. Non que vous fassiez un quelconque effort pour vous arrêter. Si vous faites un effort quelconque pour vous arrêter c’est de nouveau courir, d’une manière subtile. Vous désirez toujours – peut-être est-ce maintenant l’état sans désir que vous désirez. Si vous faites un effort pour aller vers l’intérieur, vous allez toujours vers l’extérieur. Quelque soit l’effort, il ne peut vous amener que vers l’extérieur.
Tous les voyages sont des voyages extérieurs, il n’y a aucun voyage intérieur. Comment pouvez-vous voyager vers l’intérieur ? Vous y êtes déjà, il n’y a aucun besoin d’y aller. Lorsque aller s’arrête, voyager disparaît, lorsque le fait de désirer n’opacifie plus votre mental, vous êtes à l’intérieur. Ceci s’appelle se tourner vers l’intérieur. Mais ce n’est pas une rotation du tout, c’est simplement ne pas sortir.

Commentaire :

La femme sur cette image a un sourire presque imperceptible sur son visage. En fait, elle observe les cabrioles du mental – sans jugement, sans chercher à les arrêter, sans être identifiée, observant simplement comme s’il s’agissait du trafic sur la route ou d’une ondulation à la surface d’un étang.
Et les cabrioles du mental sont même quelque peu amusantes, leur façon de sauter d’une chose à l’autre, de se contorsionner comme ceci ou comme cela pour obtenir votre attention et vous séduire dans leur jeu.
Développer l’habilité à prendre une distance par rapport au mental est une des plus grandes bénédictions. C’est en fait ce qu’est véritablement la méditation, ce n’est pas psalmodier un mantra ni répéter une affirmation, mais simplement observer, comme si le mental appartenait à quelqu’un d’autre. Vous êtes maintenant prêt à prendre ce recul et à observer la scène sans vous laisser prendre par le drame.
Accordez-vous cette simple liberté de regarder en vous-même chaque fois que vous le pouvez et l’art de la méditation croîtra et s’approfondira en vous.

L'Attachement au passé

Ces temps – passé, présent et futur – ne sont pas les conjugaisons du temps, ils sont les temps du mental. Ce qui n’est plus devant le mental devient le passé. Ce qui est devant le mental est le présent et ce qui sera devant le mental est le futur.
Le passé est ce qui n’est plus devant vous.
Le futur est ce qui n’est pas encore devant vous.
Et le présent est ce qui est devant vous et qui s’échappe au fur et à mesure. Bientôt il sera le passé…
Ne vous accrochez pas au passé… parce que s’accrocher au passé est une stupidité absolue. Ce n’est plus là, ainsi vous pleurez pour du lait renversé. Ce qui n’est plus n’est plus ! Et ne vous accrochez pas au présent non plus parce que cela s’en va également et bientôt ce sera le passé. Ne vous accrochez pas au futur – les espoirs, les imaginations, les plans pour le lendemain – car demain deviendra aujourd’hui puis deviendra hier. Tout va devenir hier. Tout va s’échapper de vos mains. S’accrocher créera simplement de la souffrance. Vous allez devoir laisser aller.

Commentaire :

La figure dépeinte sur cette carte est tellement préoccupée à préserver sa boîte à souvenirs qu’elle a tourné le dos à la coupe de champagne pétillante de bénédictions disponibles ici et maintenant.
Sa nostalgie du passé fait véritablement d’elle une “crétine”, ainsi qu’une mendiante comme nous le montre ses vêtements loqueteux et rapiécés. Elle n’a pas besoin d’être une mendiante, bien sûr – mais elle n’est pas disponible pour goûter les plaisirs qui s’offrent au présent.
Il est temps d’accepter le fait que le passé soit révolu et que tout effort pour le raviver est une assurance à rester coincé dans ces vieux schémas que vous auriez déjà dépassés si vous n’aviez pas été aussi occupé à vous accrocher à ce que vous avez déjà traversé.
Prenez une profonde respiration, posez cette boîte, enrubannez-la si cela vous chante et offrez-lui un affectueux et révérant adieu. Vous passez à côté de la vie et vous êtes en danger de devenir un vieux fossile avant votre heure !

Le rêve

Ceci a été dit encore et encore, à travers les siècles. Toutes les personnes religieuses ont dit ceci : “nous venons au monde seul, nous le quittons seul”. Toute intimité avec autrui est illusoire. L’idée même d’une intimité avec autrui surgit parce que nous sommes seul et la solitude fait mal. Nous voulons noyer notre solitude dans la relation… C’est pourquoi nous nous impliquons tellement dans l’amour. Essayez de voir ce point. D’ordinaire, vous pensez que vous êtes tombés amoureux d’une femme ou d’un homme parce qu’elle est belle, parce qu’il est beau. Ce n’est pas la vérité. La vérité est juste à l’opposé. Vous êtes tombé amoureux parce que vous ne pouvez pas être seul. Vous alliez tomber, vous alliez vous éviter d’une façon ou d’une autre. Et il y a les gens qui ne tombent pas amoureux d’une femme ou d’un homme – ils tombent amoureux de l’argent, ils entrent en relation avec l’argent ou avec la prise de pouvoir, ils deviennent des politiciens. Cela aussi est un évitement de votre solitude.
Si vous observez l’homme, si vous vous observez profondément, vous serez étonné – toutes vos activités peuvent être réduites à une seule origine, cette origine est la peur de votre solitude. Tout ce qui existe autour est simplement une excuse. La véritable cause est que vous vous découvrez très seul.

Commentaire :

Un beau soir vous allez rencontrer votre âme sœur, la personne parfaite qui comblera tous vos besoins et incarnera tous vos rêves. Vrai ? Hé non ! Ces fantaisies que les écrivains et les poètes sont si enclins à entretenir ont leur origine dans les mémoires utérines où nous étions si en sécurité et si “un” avec nos mères. Ce n’est pas pour rien que toute notre vie nous aspirons à retourner en cet endroit.
Mais, pour le dire sans ambages, c’est un rêve puéril et c’est étonnant comme nous nous y accrochions si obstinément malgré la réalité. Personne, qu’il soit votre compagnon actuel ou le futur partenaire de vos rêves, n’a obligation de vous fournir votre bonheur sur un plateau – quand bien même il le souhaiterait, il ne le pourrait pas.
Le véritable amour ne vient pas d’une tentative de combler notre indigence en étant dépendant de quelqu’un d’autre, mais en développant notre propre richesse et maturité intérieures.
Alors, nous avons tellement l’amour à donner que nous attirons naturellement à nous des amoureux.

Les projections

Dans une salle de cinéma, vous regardez l’écran, vous ne regardez jamais derrière vous, le projecteur est derrière vous. Le film n’est pas vraiment là sur l’écran , il est uniquement une projection d’ombre et de lumière. Le film existe derrière vous, mais vous ne regardez jamais cela et c’est là qu’est le projecteur.
Votre mental est à l’origine de tout cela et le mental est le projecteur. Mais vous regardez toujours l’autre, parce que l’autre est l’écran.
Lorsque vous êtes amoureux, la personne semble belle, sans comparaison. Lorsque vous détestez, la même personne semble être la plus laide et vous ne vous rendez jamais compte de ce fait que la même personne peut être la plus laide, que la même personne peut être la plus belle…
Ainsi la seule façon d’atteindre la vérité est d’apprendre comment être immédiat dans votre vision, comment lâcher l’aide du mental. Cet agencement du mental est le problème, car le mental ne peut créer que des rêves… Par votre exaltation le rêve commence à ressembler à la réalité. Si vous êtes trop exalté alors vous êtes intoxiqué, alors vous n’êtes plus dans vos sens. Tout ce que vous voyez est alors uniquement votre projection et il y a autant de mondes qu’il y a de mental, car chaque mental vit dans son propre monde.

Commentaire :

L’homme et la femme de cette carte se font face, pourtant ils ne peuvent pas se voir clairement l’un l’autre. Chacun projette sur l’autre une image qu’il a construite dans son mental, couvrant ainsi le vrai visage de la personne qu’il regarde.
Chacun de nous est pris dans des projections de notre propre fabrication sur des situations et des personnes de notre entourage. Cela se produit lorsque nous ne nous rendons pas entièrement compte de nos propres demandes, désirs et jugements. Au lieu d’en prendre la responsabilité et de les intégrer, nous essayons de les attribuer à autrui. Une projection peut être diabolique ou divine, dérangeante ou réconfortante, mais c’est néanmoins une projection, un nuage qui nous empêche de voir la réalité telle qu’elle est.
La seule porte de sortie est d’identifier le jeu. Lorsqu’en vous surgit un jugement à propos d’une autre personne, que ce soit en l’idéalisant ou le diabolisant, retournez-le. Ce que vous voyez en l’autre ne vous appartient-il pas ? Votre vision est-elle claire ou opacifiée par ce que vous voulez voir ?

Le Lâcher prise

Dans l’existence personne n’est supérieur, personne n’est inférieur. Le brin d’herbe et l’étoile majestueuse sont absolument égaux…
Mais l’homme veut être plus haut que les autres, il veut conquérir la nature, par conséquent il doit continuellement combattre. Toute la complexité découle de ce combat.
Une personne innocente est celle qui a renoncé à combattre, qui n’est plus intéressée à être au-dessus, qui n’est plus intéressée par la performance, à prouver qu’elle est quelqu’un de “spécial”, qui est devenue comme une rose ou comme une goutte de rosée sur la feuille de lotus, qui est devenue partie de cet infini, qui a fondu, fusionné, devenue une avec l’océan et est simplement une vague…. Qui n’a aucune idée du “Je”. L’innocence est la disparition du “Je”. Pour cette personne, le “je” ne signifie plus rien. L’innocence ne connaît pas d’ego.

Commentaire :

Dans cette image de feuilles de lotus au petit matin, nous pouvons voir, par l’ondulation de l’eau, qu’une goutte de rosée vient juste de tomber. C’est un moment précieux, un moment plein d’intensité.
En s’abandonnant à la gravité, en glissant de la feuille, la goutte perd sa précédente identité et se dissout dans l’immensité de l’eau en dessous. Nous pouvons imaginer qu’elle a dû trembler avant de tomber, juste sur le bord, entre connu et inconnu.
Choisir cette carte est la reconnaissance que quelque chose est terminé, que quelque chose s’achève. Quoi que ce soit, un travail, une relation, une maison que vous avez aimée, quoi que ce soit qui ait pu vous aider à vous définir. Il est temps de le lâcher, acceptez la tristesse mais n’essayez pas de le retenir.
Quelque chose de plus grand vous attend, de nouvelles dimensions sont là pour être découvertes. Vous avez passé le point de non-retour maintenant et la gravité est à l’œuvre. Participez à son mouvement, il représente la libération.

La paresse

Lorsque vous êtes paresseux, c’est un goût négatif, vous sentez simplement que vous n’avez aucune énergie, vous vous sentez simplement terne, vous vous sentez simplement somnolent, vous vous sentez simplement mort. Par contre, lorsque vous êtes dans un état de “non-faire” alors vous êtes plein d’énergie, c’est un goût très positif. Vous êtes plein d’énergie, débordant. Vous êtes radiant, bouillonnant, vibrant, vous n’êtes pas somnolent, vous êtes parfaitement lucide. Vous n’êtes pas mort, vous êtes étonnement vivant…
Il est possible que le mental puisse vous tromper, il peut rationaliser la paresse comme étant un état de non-faire. Il peut dire : “je suis devenu un maître de Zen,” ou, “je crois au Tao” ; mais vous ne trompez personne. Vous ne tromperez que vous-même. Aussi, soyez alerte.

Commentaire :

Ce monsieur pense clairement qu’il a réussi. À l’ombre de son parasol, lunettes de soleil sur le nez, charentaises roses aux pieds et son verre de piña colada dans la main, il pantoufle dans son fauteuil bien rembourré et n’a aucune énergie à se lever et faire quoi que ce soit, estimant qu’il a déjà tout fait. Il ne se rend pas encore compte que le miroir sur sa droite tombe en morceaux, signe évident que la position qu’il croit avoir atteinte est sur le point d’être brisée et de se dissoudre devant ses yeux.
Le message apporté par cette carte est que cette situation estivale au bord d’une piscine n’est pas votre destination finale. Le voyage n’est pas encore terminé comme tente de nous le montrer le vol de cet oiseau blanc dans le vaste ciel.
Votre satisfaction résulte peut-être d’un véritable sens de l’accomplissement, pourtant il est temps maintenant d’aller plus loin. Peu importe la douceur des pantoufles ou la saveur de la piña colada, des ciels sont là, sans fin, qui attendent encore d’être explorés.

L'harmonie

Écoutez votre cœur, allez selon votre cœur, quel qu’en soit l’enjeu. Un état de complète simplicité ne coûte rien moins que le tout…
Être simple est laborieux, parce qu’être simple coûte tout ce que vous avez. Vous devez tout perdre pour être simple. C’est pour cela que les gens ont choisi d’être compliqués et ont oublié comment être simples.
Mais seul un cœur simple palpite avec Dieu, main dans la main. Seul un cœur simple chante avec Dieu en profonde harmonie. Pour atteindre ce point vous devrez trouver votre cœur, votre propre palpitation, votre propre musique.

Commentaire :

L’expérience méditative d’être dans le cœur n’est pas une chose qui peut être saisie intellectuellement ou forcée. Elle vient naturellement, à mesure que nous entrons en résonance avec les rythmes de nos propres silences intérieurs.
La figure de cette carte reflète la douceur et la délicatesse de cette expérience. Les dauphins qui émergent du cœur dessinent un arc vers le troisième œil reflétant l’enjouement et l’intelligence qui vient lorsque nous pouvons nous relier au cœur et entrer dans le monde à partir de ce centre.
Laissez-vous être plus doux et plus réceptif maintenant, parce qu’une joie inexprimable vous attend au détour du chemin. Personne d’autre ne peut vous la signaler et lorsque vous l’aurez reconnue, vous ne serez pas à même de trouver les mots pour l’exprimer à autrui. Pourtant, elle est là, au tréfonds de votre cœur, mûre et prête à être découverte.

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