Les Nuages, la série de l’Air, correspondent aux épées qui symbolisent le mental.

La raison est que le mental non-éveillé est nuageux : cette vue nébuleuse nous empêche de voir les choses telles qu’elles sont.

Cependant, les nuages disposent d’un autre aspect à ne pas négliger : ils vont et viennent et nous ne devons donc pas les prendre trop au sérieux ! 

Retrouvez ici, l’article sur le tarot Osho : Le monde merveilleux des cartes – le Osho Zen Tarot

L’As : L’Eveil

Nous sommes issus de l’inconnu et nous y retournons. Nous revenons toujours. Nous avons déjà été là des milliers de fois et nous le serons encore. Vous êtes une entité immortelle qui habite un corps. Ce dernier est une manifestation physique qui elle, est éphémère. Le cadre dans lequel nous vivons est notre maison, notre corps, notre intellect. Tous sont issus de la matière. Ils s’épuisent au fil du temps et meurent. Cependant, votre intelligence consciente que le Bouddha et Bodhidharma nomment le non-mental, transcende la matière et dépasse le corps et le mental, elle se trouve au-delà du monde physique. Le non-mental est éternel, il se matérialise et retourne aux sources de l’inconnu. Ce passage entre le connu et l’inconnu se répète inlassablement jusqu’à ce que notre conscience soit illuminée. Un être accompli vit sa dernière incarnation, cette fleur épanouie ne revient plus. Comme elle a trouvé son être profond, elle n’a rien à apprendre dans l’école de la vie. Celui qui a compris que la vie est l’apprentissage du cercle de la vie et de la mort est libéré de tous les voiles de l’illusion. Il n’ira plus du connu vers l’inconnu, mais vers l’inconnaissable.

Commentaire :

Lorsque cette carte apparaît dans un tirage, elle signifie que vous disposez maintenant en vous d’une clarté pure comme une pierre de cristal, vous vivez un détachement dont les racines se trouvent dans le plus profond silence au cœur de votre être. Vous ne souhaitez plus saisir les choses avec votre intellect. Votre compréhension est devenue universelle, elle est en harmonie avec la pulsation de la vie. Acceptez ce cadeau formidable et partagez-le avec d’autres.

Le Roi des Nuages : Le contrôle

Vous portez vos blessures. Du fait de votre ego, votre être tout entier est une blessure et vous la portez partout où vous allez. Personne ne cherche à vous blesser, personne n’est dans l’attente de vous faire du mal, chacun est occupé à protéger ses propres blessures. Qui aurait assez d’énergie ? Mais cela arrive tout de même parce que vous êtes tellement prêt à être blessé, tellement prêt, dans l’attente des coups.
Vous ne pouvez pas toucher l’homme de Tao. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a personne pour être touché. Il n’y a aucune blessure. Il est sain, guéri, entier. Le terme anglais “whole” – “entier” est très beau et le mot “heal” – “guérir” ainsi que le mot “holy” – “saint” ont la même racine, “whole”. L’homme de Tao est entier, sain et saint.
Soyez conscients de votre blessure. Ne l’aider pas à croître, laissez-la se guérir et elle ne sera guérie que lorsque vous irez à sa racine. Moins votre mental interviendra, plus vite votre blessure guérira, sans mental, pas de blessure. Vivez une vie sans tête. Allez et acceptez les choses comme elles sont.
Pendant vingt-quatre heures seulement, essayez – une acceptation totale, quoi qu’il arrive. Quelqu’un vous insulte, acceptez le, ne réagissez pas et voyez ce qui se passe. Soudain vous éprouverez un flot de vitalité que vous n’aviez jamais ressentie auparavant.

Commentaire :

Voici venu le temps où les blessures du passé, profondément cachées, remontent à la surface prêtes et disponibles à la guérison.
La figure de cette carte est nue, vulnérable, ouverte au contact affectueux de l’existence. L’aura autour de son corps est pleine de lumière et la qualité de détente, de sollicitude et d’amour qui l’entoure dissolvent son agressivité et sa souffrance. Des lotus de lumière apparaissent sur son corps physique et autour du corps éthérique, dont les guérisseurs disent qu’il nous enveloppe tous. Dans chacune de ces couches subtiles apparaît un cristal ou schéma guérisseur.
Lorsque nous sommes sous l’influence guérissante du Roi de l’Eau, nous ne nous cachons plus de nous-mêmes ni des autres. Dans cette attitude d’ouverture et d’acceptation, nous pouvons être guéris et également aider d’autres à être en bonne santé et à trouver la plénitude.

La Reine des Nuages : La morale

Bodhidharma… dépasse de loin les moralistes, les puritains, les prétendues bonnes gens, ceux qui vous veulent du bien. Il a touché le fond même du problème.
À moins que la conscience ne se développe en vous, toute votre moralité est fausse, toute votre culture n’est simplement qu’une mince pellicule qui peut être détruite par quiconque. Mais lorsque votre moralité est issue de votre conscience et non le fruit d’une certaine discipline, alors c’est une chose tout à fait différente. Alors dans chaque situation vous répondrez à partir de votre conscience et quoi que vous fassiez, ce sera juste.
La conscience ne peut pas générer le mal. C’est l’ultime beauté de la conscience, ce qui émane d’elle est simplement beau, est simplement juste et cela sans aucun effort, sans aucune pratique. Aussi, plutôt que d’élaguer l’arbre, coupez ses racines. Et pour couper les racines, il n’y a pas d’autre méthode que celle-ci : être vigilant, être méditatif, être conscient.

Commentaire :

Sur cette image, la moralité a restreint toutes les sèves et énergies vitales aux confins étroits du mental de cette femme. L’énergie ne peut pas circuler là, aussi cette femme est-elle vraiment devenue un vieux pruneau sec. Sa façon d’être est très convenable, stricte et sévère, elle est toujours prête à voir chaque situation en noir et blanc, comme le bijou qu’elle porte autour de son cou. La Reine des Nuages séjourne dans le mental de chacun de nous, qui avons été élevés avec des idées rigides, celles du bien et du mal, du péché et de la vertu, de l’acceptable et de l’inacceptable, de ce qui est moral ou immoral.
Il est important de se rappeler que tous ces jugements du mental sont uniquement les produits de notre conditionnement. Qu’ils s’appliquent à nous-mêmes ou aux autres, nos jugements nous empêchent d’éprouver la beauté et le divin qui réside en nous.
C’est seulement lorsque nous nous libérons de la prison de nos conditionnements et atteignons la vérité de nos propres cœurs que nous commençons à voir la vie telle qu’elle est vraiment.

Le Cavalier des Nuages : La lutte

Il y a un instant c’était là, à présent ce n’est plus là. Un moment nous sommes ici, l’instant d’après nous sommes ailleurs. Et pour ce simple instant, combien d’agitation brassons-nous ! Combien de violence, d’ambition, de lutte, de conflit, de colère, de haine, uniquement pour ce simple instant !
Nous nous trouvons dans la salle d’attente d’une gare, attendant le passage d’un train et… que de tumulte, d’agitation nous créons : bagarre, agression mutuelle, tentative de domination, de prise de pouvoir sur l’autre – toute une politique. Puis le train arrive et vous disparaissez pour toujours.

Commentaire :

La figure de cette carte est entièrement couverte d’une armure. Seule sa lueur de rage est visible, ses articulations sont blanches tellement ses poings sont serrés. Si vous regardez attentivement l’armure, vous pourrez voir qu’elle est couverte de boutons, prête à exploser si quelqu’un s’approche trop près. En arrière plan nous voyons le scénario fantôme qui se joue dans le mental de cet homme – deux figures combattant pour un château.
Un tempérament explosif ou une fureur latente masquent souvent une profonde souffrance. Nous pensons que si nous effrayons les autres, nous pouvons éviter d’être encore plus blessés. En fait, c’est juste l’opposé, en couvrant nos blessures d’une armure nous les empêchons d’être guéries. En agressant les autres nous nous interdisons d’obtenir l’amour et l’affection dont nous avons besoin.
Si cette description semble vous correspondre, il est temps de cesser le combat. Il y a tellement d’amour disponible pour vous si vous le laissez simplement entrer. Commencez par vous pardonner, vous en valez la peine.

Le Valet des Nuages : Le mental

Voici l’état de votre tête : Je vois des guidons et des pédales de bicyclette, des objets hétéroclites amassés çà et là. Une si petite tête… et aucun espace vital ! Et ces déchets continuent de remuer dans votre tête, votre tête bourdonne et élucubre – cela vous maintient occupé.
Prenez le temps de voir quel genre de pensées tournent à l’intérieur de votre mental. Un jour asseyez-vous, fermez vos écoutilles et écrivez pendant une demi-heure tout ce qui se passe dans votre mental, vous comprendrez alors ce que je veux dire et vous serez étonnés de ce qui se passe à l’intérieur de votre tête. Le brouillage en arrière plan est constamment là, il vous entoure comme un nuage. Avec ce brouillage vous ne pouvez percevoir la réalité, vous ne pouvez pas atteindre à la clarté spirituelle.
Ce brouillage doit être dissipé et c’est avec votre détermination à le lâcher qu’il disparaîtra. Souvenez-vous, ce brouillage ne s’accroche pas à vous, c’est vous qui ne le laissez pas partir.

Commentaire :

C’est ce qui arrive lorsque nous oublions que le mental est censé être un serviteur et que nous le laissons gouverner nos vies. La tête est remplie de mécanismes, la bouche pérore et délire et toute l’atmosphère environnante est polluée par cette usine à arguments et opinions.
Mais” dites-vous, “le mental est ce qui nous rend humain, il est la source de tout le progrès, de toutes les grandes vérités“. Si vous croyez cela, faites cette expérience : entrez dans votre chambre, fermez la porte, mettez en route un magnétophone et donnez-vous la totale permission de dire tout ce qui vous passe par la tête. Si vous vous permettez vraiment de laisser sortir tout ce qui vient, sans censure ni mise au point, vous serez stupéfié de la quantité de déchets qui seront vomis.
La carte du Valet des Nuages vous apprend que quelqu’un, quelque part, à la “grosse tête”. Jetez un coup d’œil et assurez-vous que ce n’est pas vous.

La schizophrénie

L’homme est divisé. La schizophrénie est un état normal de l’homme, du moins maintenant. Ce n’était peut être pas le cas dans le monde primitif, mais des siècles de conditionnements, de civilisations, de cultures et de religions ont fait de l’homme une foule, divisé, fractionné, contradictoire… Mais parce que ce fractionnement est contre sa nature, quelque part en lui, profondément cachée, l’unité survit toujours. Parce que l’âme de l’homme est une, tous les conditionnements détruisent tout au plus la périphérie de l’homme. Mais le centre demeure intact, c’est ainsi que l’homme continue à vivre. Toutefois sa vie est devenue un enfer.
Tout l’effort du Zen est de comprendre comment lâcher cette schizophrénie, comment lâcher cette personnalité fragmentée, comment lâcher le mental divisé de l’homme, comment devenir non divisé, intégré, centré, cristallisé.
Tel que vous êtes, vous ne pouvez pas dire que vous “êtes”. Vous n’avez pas de centre. Vous êtes une foule, une multitude de voix. Si vous voulez dire “oui”, immédiatement un “non” est là. Vous ne pouvez même pas articuler un simple “oui” avec totalité… De cette façon, le bonheur n’est pas possible, la tristesse est la conséquence naturelle d’une personnalité divisée.

Commentaire :

Le personnage de cette carte fournit une image moderne de l’âne de Buridan qui mourut faute d’avoir pu choisir entre un seau d’eau et une botte de foin. Mais nous sommes précisément dans ce genre de situation lorsque nous restons coincé dans l’aspect indécis et dualiste du mental. “Dois-je laisser aller mes bras et tomber tête la première ou laissez aller mes jambes et tomber les pieds devant ? Dois-je aller ici ou bien là ? Dois-je dire oui ou bien non ? Quelle que soit la décision que nous prenons, nous nous demanderons toujours si nous avons fait le bon choix.
La seule façon de sortir de ce dilemme est, malheureusement, de lâcher les deux simultanément. Vous ne vous en sortirez pas en essayant de résoudre la situation, en établissant une liste de pour et de contre et sûrement pas en y réfléchissant.
Mieux vaut suivre votre cœur, si vous pouvez le trouver. Si vous ne le trouvez pas, sautez simplement, votre cœur commencera à battre tellement fort qu’il n’y aura aucun doute de l’endroit où il se trouve !

L'isolement

Vous pouvez soit vous trouver au sein de l’existence, soit vous centrer dans votre ego. Les deux ne sont pas possible en même temps.Lorsque vous focalisez votre énergie sur vote ego, vous êets isolé de l’existence. Vous vivez sur une île entourée de frontières que vous avez vous-même dressées. Pour vous, il n’existe que le “moi” et le “non-moi”. Cette cassure, c’est l’ego, un état d’isolement qui vous rend rude. Votre énergie n’est plus fluide, mais bloquée. Ils sont totalement dénués de chaleur. Ils n’ont pas d’amour. La chaleur de l’amour peut les faire fondre et les frontières disparaissent. Dans l’amour, tout comme dans la joie, il n’y a pas de séparations. Ni l’amour, ni la joie portent en eux la froideur.

Commentaire :

Dans notre société, l’on a enseigné aux hommes en particulier à ne pas pleurer, à afficher un visage courageux lorsqu’ils sont blessés et ne pas montrer qu’ils souffrent. Mais les femmes peuvent également tomber dans ce piège, nous tous à un moment ou à un autre pouvons estimer que la seule façon de survivre est de se fermer à nos sentiments et émotions pour ne plus être de nouveau blessé. Si notre douleur est particulièrement profonde, nous pouvons même essayer de nous la cacher à nous-mêmes.
Cela peut nous rendre figés, rigides, parce que profondément en nous, nous savons qu’une petite fissure dans la glace libérera la douleur qui commencera de nouveau à circuler à travers nous.
Les larmes multicolores sur le visage de cette personne sont la clé qui permettra l’éclatement de cette “isolation”. Les larmes et seulement les larmes, ont la puissance de faire fondre la glace.
Il est naturel de pleurer et il n’y a aucune raison d’avoir honte de vos larmes. Pleurer nous aide à laissé aller la douleur, nous permet d’être doux avec nous-mêmes et finalement nous aide à guérir.

L'ajournement

L’ajournement est simplement stupide. Demain vous devrez également décider, alors pourquoi pas aujourd’hui ? Et pensez-vous que demain vous serez plus sage qu’aujourd’hui ? Pensez-vous que demain vous serez plus vivant qu’aujourd’hui ? Pensez-vous que demain vous serez plus jeune qu’aujourd’hui, plus alerte qu’aujourd’hui ?
Demain vous serez plus âgé, votre courage sera moindre, demain vous serez plus expérimenté, votre fourberie sera plus forte, demain la mort sera plus près, vous commencerez à hésiter et à avoir peur. Ne remettez jamais à demain. Et qui sait ? Demain peut venir ou peut ne pas venir. Si vous devez décider, vous devez décider en cet instant.
Décidez-vous. Ne continuez pas à remettre indéfiniment.

Commentaire :

La femme sur cette image vit dans un paysage gris, fait de nuages taillés dans l’irréel. Par la fenêtre elle peut voir des couleurs, de la lumière et de la vie. Et bien qu’elle veuille traverser la fenêtre comme l’indique les rayures multicolores de son vêtement, elle ne peut pas se résoudre à le faire. Il reste trop de “et qu’arrivera t-il si … ?” dans sa tête.
Demain n’arrive jamais, dit-on. Peut importe combien de fois cela est dit, il semble que la plupart d’entre nous tendent à oublier cette vérité. En fait, le seul et unique résultat de remettre les choses à plus tard est un sentiment gris et dépressif d’incomplétude, d’être englué dans le quotidien.
Le soulagement et l’expansion que vous ressentirez lorsque vous aurez mis de côté toutes les pensées hésitantes qui vous empêchaient d’agir dans l’instant, vous fera regretter d’avoir attendu si longtemps pour agir.

La comparaison

La comparaison amène l’infériorité et la supériorité. Lorsque vous ne comparez pas, toute infériorité, toute supériorité disparaissent. Alors vous êtes, vous êtes simplement là. Un petit buisson ou un grand arbre, cela importe peu, vous êtes vous-même.
Vous êtes nécessaire. Un brin d’herbe est tout aussi nécessaire que la plus grande étoile. Sans le brin d’herbe, Dieu sera moins qu’il n’est. Ce chant du coucou est aussi nécessaire que n’importe quel Bouddha. Le monde sera moins riche si ce coucou disparaît.
Regardez autour de vous, tout est nécessaire et tout a sa place. C’est une unité organique, personne n’est plus haut et personne n’est plus bas, personne n’est supérieur, personne n’est inférieur. Tout le monde est incomparablement unique.

Commentaire :

Qui prétend que le bambou est plus beau que le chêne ou le chêne plus précieux que le bambou ? Pensez-vous que le chêne souhaiterait avoir un tronc creux comme celui du bambou ? Le bambou se sent-il jaloux du chêne parce qu’il est plus grand et que ses feuilles changent de couleur en automne ? L’idée même des deux arbres se comparant semble ridicule, pourtant, nous les humains, semblons trouver cette habitude très difficile à lâcher.
Soyons réaliste, il y aura toujours quelqu’un qui sera plus beau, plus doué, plus fort, plus intelligent ou apparemment plus heureux que vous ne l’êtes. Et réciproquement, il y aura toujours quelqu’un qui sera moins privilégié que vous dans tous ces domaines.
La façon de découvrir qui vous êtes n’est pas de vous comparer à d’autres, mais de regarder en vous pour voir si vous réalisez votre propre potentiel de la meilleure façon qu’il vous soit possible.

Le fardeau

Une vie authentique d’homme est celle où l’homme rejette le mensonge que les autres lui imposent. Dépouillé, nu, naturel, il est ce qu’il est. C’est une question d’être et non de devenir. Le mensonge ne peut pas devenir la vérité, la personnalité ne peut pas devenir votre âme. Il n’y a aucun moyen de faire du non essentiel un essentiel. Le non essentiel reste non essentiel et l’essentiel reste l’essentiel, ils ne sont pas convertibles et faire des efforts vers la vérité ne crée rien d’autre que plus de confusion.
La vérité n’a pas à être réalisée, elle ne peut pas être réalisée, elle l’est déjà. Seul le mensonge doit être abandonné.
Toutes les visées, les fins et les idéaux, les buts et les idéologies, les religions ainsi que les systèmes d’amélioration et de plus-value, sont des mensonges. Prenez-en garde. Reconnaissez le fait que, tel que vous êtes, vous êtes un mensonge. Manipulé, cultivé par d’autres. Faire des efforts vers la vérité est une distraction et un ajournement. C’est la façon qu’a le mensonge de se cacher.
Voyez le mensonge, examinez profondément le mensonge de votre personnalité. Car voir le mensonge c’est cesser de se mentir. Ne plus se mentir c’est ne plus rechercher de vérité, il n’y a aucun besoin. Dès l’instant où le mensonge disparaît, la vérité est là dans toute sa beauté et sa radiance. La reconnaissance du mensonge le fait disparaître et ce qui reste est la vérité.

Commentaire :

Lorsque nous portons un chargement de “tu devrais” et de “tu ne devrais pas” imposé par autrui, nous devenons comme ce personnage loqueteux et bataillant pour gravir la colline.
“Va plus vite ! Fait plus d’efforts, grimpe !” hurle le tyran stupide juché sur les épaules du personnage, alors qu’il est lui-même couronné d’un coq arrogant.
Si la vie en ce moment vous apparaît uniquement comme une lutte du berceau à la tombe, le moment est peut être venu de secouer vos épaules et de voir ce que cela donne de marcher sans ces personnages sur votre dos. Vous avez vos propres montagnes à conquérir, vos propres rêves à accomplir, mais vous n’aurez jamais l’énergie de les poursuivre si vous ne vous libérez pas de toutes les attentes que vous avez engrangé des autres et que vous pensez maintenant être les vôtres.
Il y a de fortes chances qu’elles n’existent que dans votre propre mental, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles ne puissent pas vous alourdir. Il est temps de vous alléger et de les envoyer promener.

La politique

N’importe qui peut être une soi-disant bonne personne, un hypocrite et peut devenir votre meneur en politique ou-bien votre prêtre en religion. Tout ce dont il a besoin est l’hypocrisie, tout ce dont il a besoin est la fourberie, tout ce dont il a besoin est une façade pour se cacher derrière.
Vos politiciens vivent des doubles vies, vos prêtres vivent des doubles vies, l’une côté rue, l’autre côté cour et celle côté cour est leur vraie vie. Ces sourires de façade sont simplement faux, ces visages au regard si innocent sont simplement cultivés.
Si vous voulez voir la réalité du politicien, vous devrez le rencontrer depuis son côté cour. Là il est dans sa nudité, tel qu’il est, de même pour le prêtre. Ces deux types de personnes habiles ont dominé l’humanité et elles ont découvert très très tôt que si vous voulez dominer l’humanité, rendez-la faible, faites-la se sentir coupable, faites-la se sentir indigne. Détruisez sa dignité, éloignez d’elle toute gloire, humiliez-la. Et ils ont trouvé des façons tellement subtiles d’humiliation qu’ils passent inaperçus, ils vous laissent le soin de vous humilier vous-même, de vous détruire vous-même. Ils vous ont enseigné un suicide à petite dose.

Commentaire :

Identifiez-vous cet homme ?
Même les plus innocents et les plus sincères d’entre nous avons un politicien qui menace quelque part dans notre mental. En fait, le mental est politique. Sa nature même est de planifier, d’élaborer et d’essayer de manipuler les situations et les gens de sorte qu’il puisse obtenir ce qu’il veut. Ici, le mental est représenté par le serpent, couvert de nuages et “parlant avec une langue fourchue”.
Toutefois la chose importante à comprendre à propos de cette carte est que les deux visages sont faux…
Le doux et innocent visage : “fais-moi confiance” est un masque, tout autant que le visage malveillant : “je t’aurai à ma merci” est un masque. Les politiciens n’ont pas de vrais visages. Leur jeu tout entier est un mensonge.
Jetez un bon coup d’œil sur vous-même et voyez si vous avez joué ce jeu. Ce que vous verrez pourrait être douloureux, toutefois pas aussi douloureux que de perpétrer ce jeu. Cela ne sert l’intérêt de personne, encore moins le vôtre. Ce que vous pourriez réaliser de cette façon se transformera simplement en poussière dans vos mains.

La culpabilité

Ce moment ! … cet “ici et maintenant” … est oublié dès que vous commencez à penser en termes de réalisation de quelque chose. Lorsque le mental calculateur surgit, vous perdez le contact avec le paradis dans lequel vous êtes.
Voici l’une des approches les plus libératrice, elle vous libère dès cet instant ! Oubliez tout en ce qui concerne le péché et oubliez tout en ce qui concerne la sainteté, ces deux approches sont stupides. Ensemble, elles ont détruit toutes les joies de l’humanité. Le pêcheur se sent coupable, par conséquent sa joie est perdue. Comment pouvez-vous apprécier la vie si vous vous sentez continuellement coupable ? Si vous allez continuellement à l’église confesser que vous avez fait ceci de mal et cela de faux ? Et du faux et du faux et du faux… votre vie entière semble être faite de péchés. Comment pouvez-vous vivre joyeusement ?
Il devient impossible de se réjouir dans la vie. Vous devenez lourd, chargé. La culpabilité se tient sur votre poitrine comme un rocher, elle vous écrase, elle ne vous permet pas de danser. Comment pouvez-vous danser ? Comment la culpabilité peut-elle danser ? Comment la culpabilité peut-elle chanter ? Comment la culpabilité peut-elle aimer ? Comment la culpabilité peut-elle être vivante ? Ainsi celui qui pense qu’il a fait quelque chose de mal est coupable, chargé, mort avant d’être mort, il est déjà entré dans la tombe.

Commentaire :

La culpabilité est l’une des émotions les plus destructives dans laquelle nous pouvons nous enliser.
Si nous avons fait du tort à quelqu’un ou sommes allé à l’encontre de notre propre vérité, alors naturellement, nous nous sentirons mal. Mais nous laisser accabler par la culpabilité, c’est inviter la migraine.
Nous finissons entouré par d’harcelants nuages de doutes et de dévalorisations, à tel point qu’il nous est impossible de voir la beauté et la joie que la vie tente de nous offrir.
Tous, nous aspirons à être de meilleures personnes, plus affectueuses, plus conscientes, plus vraies avec nous-mêmes. Mais lorsque nous nous punissons pour nos erreurs en nous sentant coupable, nous pouvons nous verrouiller dans un cycle de découragement et de désespoir qui nous vole toute notre clarté vis à vis de nous-mêmes et des situations que nous rencontrons. Vous êtes absolument parfait tel que vous êtes et il est absolument naturel de s’égarer de temps en temps. Apprenez la leçon, allez de l’avant et utilisez la leçon pour ne pas retomber dans la même erreur.

La douleur

Cette douleur n’est pas là pour vous rendre triste, rappelez-vous en. C’est là que les gens se trompent… Cette douleur est uniquement là pour vous rendre plus alerte, car les gens deviennent alerte seulement lorsque la flèche entre profondément dans leur cœur et les blesse. Autrement ils ne deviennent pas alertes.
Lorsque la vie est-elle facile, confortable, commode, qui s’inquiète ? Qui prend la peine de devenir alerte ? Lorsqu’un ami meurt, une possibilité est là. Lorsque votre femme vous quitte, durant ces nuits noires, vous êtes seul. Vous avez tellement aimé cette femme, vous aviez tout misé et puis soudain, un jour, elle n’est plus là.
Pleurant dans votre solitude, voilà les occasions qui, si vous les utilisez, peuvent vous rendre conscient. La flèche blesse, mais cela peut être utilisé.
La douleur n’est pas là pour vous rendre malheureux, la douleur est là pour vous rendre plus conscient !

Et lorsque vous êtes conscient, la misère disparaît.

Commentaire :

L’image est celle d’Ananda, le cousin et disciple de Gautama Bouddha. Il était constamment aux côtés de Bouddha, s’occupant de chacun de ses besoins pendant quarante-deux ans.
À la mort de Bouddha, l’histoire raconte qu’Ananda était toujours à son côté, pleurant. Les autres disciples le grondèrent pour son manque d’entendement. Bouddha était mort absolument accompli, il devrait se réjouir.
Mais Ananda répondit : “Vous vous méprenez, je ne pleure pas sur lui mais sur moi, parce que pendant toutes ces années j’ai été constamment à ses côtés mais je n’ai toujours pas atteint l’illumination”.
Ananda est resté éveillé toute la nuit, méditant profondément, sentant sa douleur et sa tristesse. Au matin, dit-on, il était illuminé.
Les temps de grande souffrance sont potentiellement des périodes de grande transformation. Pour que la transformation puisse se produire nous devons aller profondément, aux racines mêmes de notre douleur et l’éprouver telle qu’elle est, sans blâme ni indulgence.

La renaissance

Dans le Zen vous ne venez de nulle part et vous n’allez vers nulle part. Vous êtes simplement maintenant, ici, ni allant ni venant. Tout change autour de vous, votre conscience le reflète mais elle ne s’identifie pas.
Lorsque un lion rugit devant un miroir, pensez-vous que le miroir rugit ? Ou lorsque le lion s’en est allé et qu’un enfant vient en dansant, le miroir oublie complètement le lion et commence à danser avec l’enfant ? Pensez-vous que le miroir danse avec l’enfant ? Le miroir ne fait rien, il reflète simplement. Votre conscience est seulement un miroir.
Ni vous ne venez, ni vous n’allez. Les choses viennent et disparaissent. Vous devenez jeune, vous devenez vieux, vous êtes vivant, vous êtes mort. Tous ces états sont simplement des reflets dans le lac éternel de la conscience.

Commentaire :

Cette carte dépeint l’évolution de la conscience telle qu’elle est décrite par Friedrich Nietzsche dans : “Ainsi parlait Zarathoustra”.
Dans ce livre Nietzsche parle de trois niveaux : celui du chameau, du lion et de l’enfant.
Le chameau est somnolent, terne, content de lui. Il vit dans l’illusion, se prenant pour une montagne, mais en réalité il est tellement concerné par l’avis des autres qu’il n’a quasiment aucune énergie qui lui est propre. Le lion émerge du chameau. Lorsque nous réalisons que nous sommes passés à côté de la vie, nous commençons à dire non aux demandes des autres, nous sortons de la foule, seul et fier, rugissant notre vérité. Mais ce n’est pas tout. L’enfant émerge enfin, ni rebelle ni consentant, mais innocent et spontané, fidèle à son être.
Quel que soit l’espace dans lequel vous êtes en ce moment, somnolent ou déprimé, rebelle ou rugissant, soyez conscient que cet espace évoluera vers quelque chose de nouveau si vous le permettez. C’est un temps de croissance et de changement.

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