Pour rappel, la partie 1 est par là !

 

A notre époque moderne, les choses sont bien différentes de ce qu’elles étaient il y a plusieurs centaines de milliers d’années.

  • Impossible de fuir ou de « casser la gueule » à votre chef
  • Attendre d’avoir une autorisation pour faire quelque chose.
  • Savoir rester à sa place sous peine de sanctions
  • Etc..

Les agents stressant actuel sont plutôt du genre psychologique et le stress est souvent continu et parfois entretenu par le mental. Ce qui nous fait passer d’une réaction normale et saine ( de préservation ) à une réaction quasi continue, d’excès, de  sur-sollicitation.

Ex : le chef que vous ne pouvez pas fuir vous met une pression quotidienne (agent stressant), pendant plusieurs semaines, (stress => sécrétion de cortisol et d’adrénaline en continu) vous êtes coincé, vous n’avez pas moyen de fuir, ni de lutter, vous ne vous épuisez, vous vous affamez, puisqu’il y a une résistance totale à l’alimentation et même si vous mangez votre organisme ne peut rien assimiler, votre organisme consomme ses propres ressources, vous perdez du poids et au bout d’un certain temps cela se voie et se ressent.

Et quand bien même vous arriviez à prendre du repos ( des vacances de 2 ou 3 semaines loin de votre chef ) et bien votre corps continuera sur sa lancé, car votre organisme a intégré à son fonctionnement le fait que se stress que vous subissez est récurrent. Cela a bien sûr une incidence sur votre santé (perte de poids, anxiété, maladie diverse, résistance à l’insuline, Hyper-insulinisme etc…) .

C’est malheureusement assez commun de nos jours, et ce n’est pas pour rien que le stress est dit comme la maladie de notre siècle. Et si vous avez lu l’onglet à propos sur mon site, vous savez que moi-même je suis tombé dans cet engrenage infernal.

Le stress est reconnu pour favoriser le développement de plusieurs désordres, incluant (entre autres) :

  • des troubles gastro-intestinaux comme les ulcères de l’estomac,
  • une surcharge adipeuse,
  • de l’atrophie musculaire,
  • atrophie cutanée,
  • atteinte des coronairs,
  • cancer,
  • arthroscléroses et artérome,
  • ostéoporose et douleurs osseuse,
  • troubles psychiatriques,
  • certaines maladies cardiovasculaires,
  • affaiblissement du système immunitaire qui favorise les infections, la dépression,
  • des troubles du sommeil,
  • augmente l’inflammation de l’organisme et le fait vieillir plus rapidement
  • et d’autre effets encore.

Fait encore plus grave, des chercheurs américains ont démontré que le stress prolongé peut également mener à des anomalies dans les chromosomes. Ils ont observé que la présence soutenue d’adrénaline, comme c’est le cas chez les personnes qui sont constamment stressées, provoque une augmentation importante des dommages dans la structure de l’ADN.

Cet effet nocif de l’adrénaline est dû à la sur stimulation d’une cascade responsable de la dégradation de la protéine p53, un des principaux gardiens de l’intégrité du matériel génétique. Cet effet néfaste du stress sur l’ADN est même observé au niveau des spermatozoïdes, suggérant que le stress chronique vécu par les hommes pourrait provoquer des anomalies transmissibles à leurs enfants.

Et ses altérations à l’ADN pourraient favoriser le développement de plusieurs maladies, incluant le cancer.

Sans compter que le stress chronique est souvent associé à de mauvaises habitudes de vie comme le tabagisme ou la consommation excessive d’alcool, deux facteurs qui augmentent considérablement le risque de maladies cardiovasculaires et de cancer (qui à leur tour engendreront du stress)

Et comme ci cela n’était pas suffisant, le stress se transmettrait de façon héréditaire, via l’ADN, à ses descendants !

On sait que ce qu’on mange à un effet sur notre santé (quelle qu’elle soit, physique, psychique ou autre) et en temps normal corriger l’alimentation, corrige le terrain mais pas dans le cas d’un stress chronique !

Dépression, facteurs de stress quotidiens et réactions inflammatoires aux repas riches en graisses: quand le stress prime sur les choix alimentaires plus sains

Je ne pouvais pas parler de stress sans mentionner le Dr. Robert Sapolsky , neuro-scientifique, professeur à l’université de Stanford, qui a étudié les conséquences du stress sur les primates dans une colonie de babouins du Masaï-Mara, au Kenya, montre à quel point le stress prolongé peut être dangereux, je vous invite à regarder se film si vous ne l’avez jamais vue.

« Le stress n’est pas un état d’esprit… Il est mesurable et dangereux, et il semble que les gens ne parviennent pas à trouver l’interrupteur pour l’arrêter. »

Ces mots alarmants sont ceux de Robert Sapolsky, auteur renommé et neurobiologiste primé, dans le documentaire Stress : portrait d’un tueur.
Le Dr. Sapolsky explique que vous êtes plus vulnérable au stress dans les cas suivants :

  • Vous avez le sentiment de ne rien contrôler
  • Vous n’avez aucune information sur ce qui vous attend (à quel point le problème va être difficile, combien de temps va-t-il durer, etc.)
  • Vous avez le sentiment de ne pas avoir de solution
  • Vous avez l’impression que les choses empirent
  • Vous n’avez pas « d’épaule sur laquelle pleurer » (autrement dit, vous manquez de liens sociaux ou de soutien social)

Ne retrouve t’on pas ici la recette du stress ?!

Tout comme les babouins, les personnes qui sont en haut de l’échelle sociale ont un plus grand sentiment de contrôle puisque ce sont elles qui mènent la barque ; de même, elles ont généralement un réseau social plus important et de plus nombreuses ressources à leur disposition. Elles sont donc moins exposées au stress, ce qui, à long terme, se traduit par moins de maladies.

Beaucoup de points qu’on rencontre dans notre société actuelle, d’ailleurs en France le coût du stress au travail a été estimé en 2007 entre 2 et 3 milliards d’euros (étude de l’INRS). Il touche 4 salariés sur 10. D’après l’OMS, notre pays est le 3ème à enregistrer le plus grand nombre de dépressions en lien avec le travail.

La suite dans la 3ème partie.

Male Mice Exposed to Chronic Social Stress Have Anxious Female Offspring

Chronic Social Instability Induces Anxiety and Defective Social Interactions Across Generations

Depression leaves lasting mark on DNA

A stress response pathway regulates DNA damage through 

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